Quels éléments composent le système nerveux périphérique (SNP) et quel est son rôle général ?
Nerfs crâniens et spinaux qui font le lien entre le SNC et les organes récepteurs (sensoriels) ou effecteurs (muscles, glandes).
Où se trouvent les corps cellulaires des neurones sensitifs et moteurs du SNP ?
Sensitifs : ganglions spinaux / des racines dorsales. Moteurs : cornes ventrales (et latérales pour l’autonome) de la moelle épinière.
Quel est le rôle des cellules de Schwann et comment sont organisés les tissus de soutien d’un nerf périphérique ?
Cellules de Schwann : myélinisation, soutien et protection axonale. Tissus conjonctifs : endonèvre (autour de chaque fibre), périnèvre (autour des fascicules) et épinèvre (autour du tronc nerveux, avec vaisseaux).
Que sont les nervi nervorum et quelle implication clinique ont-ils ?
Petits nerfs sensitifs innervant les gaines conjonctives des nerfs périphériques ; leur irritation explique la douleur neuropathique localisée au trajet nerveux lors de compressions.
Quels sont les trois grands types de syndromes neurogènes périphériques ?
Radiculopathies (racines), plexopathies (plexus) et mononeuropathies tronculaires (nerfs périphériques).
Quelles fibres nerveuses sont les plus vulnérables dans les troubles périphériques et pourquoi ?
Les grosses fibres myélinisées sensitives superficielles : plus exposées et fortement dépendantes de la myéline (donc sensibles à la démyélinisation et à l’ischémie).
Quels sont les grands signes moteurs d’une atteinte neurogène périphérique ?
Parésie ou paralysie, hyporéflexie, fasciculations/fibrillations, crampes, contractures et atrophie/amyotrophie des muscles innervés.
Comment se distinguent typiquement douleurs radiculaires et douleurs tronculaires ?
Radiculaire : suit un dermatome, souvent associée à douleur rachidienne, aggravée par tests de tension. Tronculaire : limitée au territoire d’un nerf périphérique, bien délimitée, avec hypoesthésie correspondante.
Quels sont les principaux signes sensitifs d’une atteinte périphérique ?
Paresthésies, dysesthésies, douleurs brûlantes, hypoesthésie ou hypoalgésie, hyperalgésie éventuelle, signe de Tinel possible, ataxie avec Romberg positif si atteinte proprioceptive.
Quels troubles végétatifs peuvent accompagner une neuropathie périphérique ?
Altérations vasculaires (changement de couleur/température), troubles de la transpiration, troubles digestifs (diarrhée/constipation), sexuels, et incontinence ou rétention urinaire ou fécale.
Quelles sont les grandes familles de causes de troubles périphériques ?
Compression/écrasement, irritation chimique, traumatismes (lacération, étirement, transection), causes inflammatoires/démyélinisantes, métaboliques (diabète, carences), infectieuses/virales, héréditaires, auto-immunes, vasculaires (ischémie/vasculite), toxiques.
Comment définit-on la neurapraxie (Seddon / Sunderland grade I) ?
Atteinte démyélinisante focale sans lésion axonale ni du tissu conjonctif ; typiquement due à une compression ; déficit transitoire avec récupération complète en 2–12 semaines.
Qu’est-ce que l’axonotmésis et quelles structures sont lésées ?
Lésion axonale avec dégénérescence wallérienne distale, mais gaine conjonctive partiellement préservée (endonèvre intact en grade II, puis atteinte progressive de l’endo- et périnèvre en grades III–IV).
Qu’est-ce que la neurotmésis (Sunderland grade V) et quel est son pronostic spontané ?
Transection complète du nerf incluant axone et gaines conjonctives ; perte totale de fonction et absence de régénération spontanée fiable, nécessitant réparation ou greffe chirurgicale.
Qu’est-ce que la dégénérescence wallérienne ?
Processus de dégénérescence de la portion distale de l’axone après section ou lésion sévère, avec disparition de l’axone et de sa myéline en aval du site lésionnel.
À quelle vitesse un axone périphérique peut-il repousser et dans quelles conditions ?
Environ 1 mm par jour, si le tube endonévral est intact et si la distance à parcourir et l’organe cible restent favorables (sinon mauvaise réinnervation).
Quels sont les signes EMG d’une atteinte axonale périphérique ?
Au repos : fibrillations et potentiels positifs. À la contraction : recrutement réduit avec potentiels d’unité motrice (PUM) de grande amplitude et longue durée par réinnervation collatérale.
Quels paramètres de conduction nerveuse orientent vers une atteinte démyélinisante ?
Diminution importante de la vitesse de conduction et allongement des latences, souvent avec amplitude des potentiels relativement préservée.
Quelle est la présentation clinique d’une mononeuropathie du nerf axillaire et quelle étiologie fréquente ?
Parésie du deltoïde (abduction épaule) avec hypoesthésie de la face latérale de l’épaule ; classique après luxation de l’épaule ou fracture du col chirurgical de l’humérus.
Quel est le tableau typique d’une atteinte du nerf supra-scapulaire ?
Faiblesse du supra- et infra-épineux avec atrophie des fosses correspondantes, sans déficit sensitif ; due à une compression à l’incisure scapulaire ou fracture de la scapula.
Quels déficits motrices et sensitifs caractérisent une neuropathie du nerf musculo-cutané ?
Faiblesse de la flexion du coude (biceps, brachial) avec hyporéflexie bicipitale et hypoesthésie de la face antérolatérale de l’avant-bras ; souvent post-traumatique ou post-chirurgicale.
Quelle est la clinique classique d’une neuropathie du nerf radial dans la gouttière humérale (saturday night palsy) ?
Faiblesse des extenseurs du poignet et des doigts (main tombante) avec hyporéflexie tricipitale, hypoesthésie du dos de la main radial ; souvent après compression prolongée du bras.
Qu’est-ce que la radialgie paresthésique (syndrome de Wartenberg radial) ?
Douleur et paresthésies sur la face dorsolatérale du poignet et de la main sans déficit moteur, dues à une compression du rameau superficiel radial au poignet.
Quels signes cliniques orientent vers une neuropathie ulnaire au coude ?
Faiblesse des intrinsèques de la main (ABD/ADD des doigts, flexion 4e–5e), atrophie interosseuse et hypothénar, signe de Wartenberg (ABD permanente du 5e doigt), hypoesthésie 4e bord ulnaire et 5e doigt.