Le modèle d’Atkinson et Shiffrin (1968)
Les recherches réalisées pour valider ce modèle ont démontré :
- l’existence de registres sensoriels spécifiques aux modalités et ayant des propriétés spécifiques (écoute dichotiques, rappel de lignes sélectionnées post présentation, etc.)
- l’existence d’une mémoire à court terme ayant des propriétés différentes de celles de la mémoire à long terme (empan, amnésie antérograde, etc.)
- le rôle de l’autorépétition sur le maintien de l’information en mémoire à court terme (circuit réverbérant de Donald Hebb, effet de position sérielle)
Modèle de la mémoire de travail (Baddeley et Hitch 1974)
Le modèle Tulving (1972)
L’approche de niveaux de traitement:
- Il propose que la qualité de la trace d’un contenu en mémoire est fonction de la nature du traitement cognitif qui est effectué sur le contenu à mémoriser
- Il porte donc sur le mode d’encodage de l’information en mémoire
Il ne distingue donc pas entre les différentes structures de mémoire
Les recherches effectuées sur ce modèle ont démontré :
- le rôle significatif de la profondeur de traitement sur la mémorisation
- l’existence de plusieurs types de mémoires à long terme, les mémoires épisodique, sémantique et procédurale (aujourd’hui on parle surtout de mémoire déclarative et non-déclarative)
- le rôle des processus d’encodage et de récupération selon le type de mémoire (sémantique ou épisodique)
Mémoire long terme concept et catégorie
Utilité du concept et de la catégorisation :
- réduit la complexité de l’environnement
- permet d’identifier rapidement des objets
- réduit le besoin d’apprendre continuellement
- permet de déterminer rapidement l’action appropriée en présence de certains objets
La mémoire sémantique
Le contenu de la mémoire sémantique est abstrait et général :
- Stockage des concepts.
- Base de connaissances (compréhension).
- L’organisation de la mémoire sémantique déterminera la performance d’une personne dans des tâches qui sollicitent la connaissance.
- La représentation de l’information en mémoire sémantique est une question centrale.
Principes de réseaux formels
L’organisation des concepts dans la mémoire sémantique est souvent représentée sous la forme d’un réseau hiérarchique :
- Un réseau est constitué à la base de NOEUDS et de LIENS
- Les nœuds représentent les concepts
- Les liens sont des relations entre les nœuds ou les propriétés
- Propriété d’en haut s’applique à tout ce qui découle (hériarchique)
Le modèle de Collins & Quillian
Un modèle hiérarchique (voir diapo 8)
La critique des modèles hiérarchiques
A) L’effet d’inversion de niveaux :
- Le jugement est plus rapide pour comparer des concepts non adjacents (voir Tableau 11.1)
- s’oppose à l’organisation hiérarchique
- Le modèle de gauche (ordinateur, passe par le parcours donc animal est plus loin donc c’est forcément plus long)
(voir ppt diapo 9)
B) L’effet de typicalité :
- Les membres d’une classe ne sont pas équivalents
Modèle de distribution de l’application
Organisation en réseau mais non hiérarchique. Tous les éléments du réseau sont des concepts de même valeur :
- Les liens sont associatifs et tiennent compte de la distance sémantique (distance entre les noeuds).
- Les connections (liens) entre les concepts (noeuds) sont renforcées par la fréquence d’activation.
- Deux concepts avec plusieurs propriétés en commun sont reliés par des liens nombreux.
Quand un concept est traité, l’activation se distribue sur les liens reliant les concepts:
- L’activation diminue avec le temps.
- La décision quant à la vérification d’un énoncé sémantique se fait en accumulant l’activation des nœuds activés par les deux termes de l’énoncé.
- La diffusion de l’activation se fait sans intention délibérée
Souvenirs de faits complexes
Mémorisation de phrases représentant des événements :
- Ces phrases sont souvent regroupées selon un scénario ou schéma. Elles peuvent avoir un lien entre elles
- Ce type de matériel permet un encodage plus riche tant en termes épisodique que relationnel
- Le rappel ou la reconnaissance de ces phrases serait un processus de reconstruction utilisant entre autres l’inférence pour récupérer un matériel en MLT
Reconnaissance et plausibilité d’un fait
Mémorisation de phrases représentant un scénario Par exemple: Prendre le train :
- Alain a acheté un billet
- Alain a lu le journal dans le train…
*Teste la mémoire par des phrases:
Ex.: Alain a attendu le train sur la plate-forme
- Test de reconnaissance: la phrase a-t-elle été étudiée ?(épisodique)
- Test de plausibilité: l’activité est-elle plausible ? (sémantique)
- Mesure de la VITESSE de réponse