Quel est le niveau de comorbidité dans les TMG ?
Juste au niveau clinique, 67% des personnes qui se présentent à l’urgence psychiatrique en psychose présentent des symptômes comorbides de: abus de substance, dépression, anxiété, histoire de trauma, impulsivité.
La dépression et l’anxiété en particulier sont liés ici à plus de difficultés fonctionnelles
Seulement 33% ont juste psychose
Faut pas juste traiter la psychose : passe à côté de problèmes
Portrait pas simple : doit prendre en compte l’historique et le portrait global, sinon la personne va continuer à avoir des problèmes (traitement pas efficace)
Quels sont les troubles retrouvés en comorbidité aux TMG ?
Trouble de personnalité limite (rapport avec trauma), ou antisociale (certains cpt illégaux) (régulation émotionnelle) (adversité dans l’enfance)
Troubles anxieux (anxiété sociale) (régulation émotionnelle)
Trouble de stress post traumatique (régulation émotionnelle)
Trouble obsessif compulsif (contrôler un enviro difficile à contrôler)
Troubles alimentaires (dépression – ou encore lié à une idée délirante d’empoisonnement)
Troubles du développement: Déficience intellectuelle/autisme (plus difficile à détecter)
Troubles neurologiques/organiques (Alzheimer, démence…)
Troubles liés à l’usage / consommation (abus/dépendance)
Qu’est-ce que le TPL ?
Cluster B
La limite ou la bordure: état limite.Groupe de personnalité dont la structure ne serait ni névrotique, ni psychotique, mais se situerait entre ces 2 champs. (fonctionnelle comme un névrotique mais mécanismes de défense à la fois névrotique et psychotique)
Comorbidité cluster B et schizophrénie : 30% de ceux avec TMG ont aussi cluster B (pour psychotique surtout tpl chez femmes et antisocial chez hommes)(narcissique avec dépression mais moins étudié)
Problèmes dans les modes relationnels (plutôt que juste fluctuation de l’humeur comme dans les troubles de l’humeur)
Égosyntone (plus trouble de personnalité) vs égodystone (plus trouble de l’humeur)
Dans TPL, changements plus rapides que trouble bipolaire
Souvent lié à des traumas (pas nécessairement physique ou sexuel, aussi relationnel)
Aspect génétique
Selon le DSM : Mode général d’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes
Quelles sont les manifestations du TPL ?
Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés (peur de l’abandon = grand conflit)
Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l’alternance entre les positions extrêmes d’idéalisation excessive et de dévalorisation (voir clivage )
Perturbation de l’identité: instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi
Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (p. ex.., dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie)
Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d’automutilations
Instabilité affective due à une réactivité marquée de l’humeur (p. ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
Sentiments chroniques de vide
Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p. ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées)
Survenue transitoire dans des situations de stress d’une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères (laisse la porte ouverte pour les psychoses dans le diagnostic)
Quelles sont les stat sur les TPL ?
2 à 3% de la population générale (NIMH - APA - OMS)
60 à 70% des “borderline” feront une (ou plusieurs) tentative de suicide durant leur vie (Soloff 1994)
8 à 10% des “borderline” ‘réussiront’ leur mort provoquée (J.Paris 1994, APA,…)
Suivent pas le traitement : pas prêt à devoir changer : difficile à traiter
Peut pas s’imaginer aller mieux, pris dans une émotion intense à la fois
Quelles sont les idées préconçues sur les TPL ?
“C’est une femme enfant“
Faux, c’est une personne perturbée incapable de gérer ses émotions
“Elle manipule, elle ment“
Faux, elle utilise des mécanismes de défense pour se protéger comme elle peut
“C’est une maladie de femmes”
Probablement faux, les hommes sont moins suivis (…ou en prison) (problème avec critère diagnostic : femme colère = TPL vs home colère = antisocial)(les hommes consultant moins pour problems relationnels)
“Elle est trop jeune pour avoir cette maladie“
Faux, symptômes possibles dès l’enfance, traits prononcés à l’adolescence (est-ce que la famille est apte à aider l’enfant à se reguler)
Pourquoi le TPL est parfois ‘grave’?
Risque suicidaire (tentatives parfois réussissent)
Symptômes d’auto-destruction (trouble alimentaire, abus susbtance, auto-mutilation)
Danger pour autrui (plus rare mais parfois, surtout pour enfants)
Parfois accompagné de psychose
Autre problème: Aliène le système: peu d’intervenants veulent les recevoir – à cause du clivage surtout, et du stigma associé au TPL
‘déficit empathique’ des intervenants : veulent pas les traiter, rejettent, pensent qu’ils mentent (vient d’un sentiment d’incompétence quand c’est difficile à traiter)
Comment sont traités les TPL ?
Les approches TCC ou psychodynamique fonctionnent toutes deux plutôt bien dans le traitement des TPL, avec une attention plus portée soit sur les comportements suicidaires ou sur la relation à autrui (comment exprimer ses besoins).
Parfois médication: antidépresseurs et antipsychotiques
Quand veulent être traiter et moment stable, peut bien se passer et ne plus coter tous les symptômes qu’elles avaient
Régulation des émotions
Comment est le suicide ?
Pas un trouble – un comportement mais parmi les causes les plus fréquentes d’hospitalisations psychiatriques.
10% des personnes avec Dx de schizophrénie se suicident (50% tentatives); 20% des personnes avec dépression; 20% pour trouble bipolaire
Raison pour l’hospitalisation des TPL
Facteur de risque le plus important : vivre en région, mauvais statut socio-économique, faire partie d’une minorité
Plus de tentative chez les femmes mais plus de succès chez les hommes
taux de suicide chez les adolescents stable
Pourquoi il y a plus de suicide chez les hommes s’il y a plus de tentatives chez les femmes ?
La létalité du moyen: Les hommes utiliserait des moyens plus létals et les femmes.
Quels sont les facteurs de risque du suicide ?
trouble de santé mentale
tentative précédente
consommation
vulnérabilité personnelle
historique familial
stresseurs
conflits avec parents
arme à feu disponible
intimidation
Quels groupes sont plus touchés par le suicide ?
Les adolescentes de 15 à 19 ans constituent le groupe le plus hospitalisé pour tentative de suicide à Montréal.
Certains groupes sont particulièrement
touchés par ce problème, tels que:
les jeunes contrevenants
ceux qui présentent des troubles mentaux
les jeunes de certaines nations autochtones
les jeunes homosexuels.
Comment les troubles de santé mentale influencent le suicide ?
Tr. Santé mentale = 9x plus à risqué de TS
TS passée = important ++
Conso surtout lié à impulsivité, conso dans 1/3 suicide (QC 2018)
Tr psychotique: Espérance de vie de 10ans de moins, entre autre à cause du suicide.
Quels sont les COMPORTEMENTS SUICIDAIRES ?
Indices émotionnels :
Tristesse, pleurs et découragement.
Agressivité, irritabilité et anxiété.
Apathie.
Indices cognitifs :
Difficultés de concentration.
Pertes de mémoire.
Indécision.
Démotivation.
Confusion dans le langage.
Messages verbaux directs et indirects
Indices comportementaux :
Absences répétées aux cours.
Baisse des résultats scolaires.
Consommation inhabituelle de drogues ou d’alcool.
Bonne humeur soudaine, après une période dépressive.
Mise en ordre des affaires personnelles : faire son testament, lettres.
Intérêt soudain pour les armes à feu ou les médicaments.
Comment intervenir avec le suicide ?
Poser la question
si le risque est pas imminent, intervenir (sinon hospitalisation)
construire un ensemble de solutions
1 accueillir et créer l’alliance
2. repérer la personne vulnérable au suicide
3. explorer brièvement la situation
4. travailler l’ambivalence et le repositionnement
Autre piste:
Prévention
Traitement dépression, du TPL, autre problème de santé mentale, espoir (psychoéducation sur le rétablissement)
Médication (faible quantité), surveillance constante si la menace est sévère
Suicide Action
@Psy Assistance (chercheur IUSMM) : une application mobile pour intervenir auprès des personnes suicidaires
Qu’est-ce que le Trouble de personnalité antisociale ?
Versant masculin du TPL?
23% des hommes et 17% des femmes avec schizophrénie ont aussi une personnalité antisociale
Ceci implique:
trouble de la conduite dans l’enfance,
non-respect des règles de la société, comportements illégaux ou criminels,
abus de substance,
difficultés scolaires et cognitives
Traitement: souvent en prison… cible le renforcement positif de comportements adaptés (et l’évitement des quartiers, emplois ou personnes qui augmentent le risque criminel)
Très étudier pcq présence en prison
Pas nécessairement de la violence
Pas psychopathique (n’implique pas nécessairement un manque d’empathie)
Commorbidité avec TMG vient de la présence d’adversité
Qu’est-ce que l’anxiété sociale ?
Près de 30% des personnes avec TMG (va au-delà de la paranoia)
Crainte excessive d’être jugée,
rejetée ou inadéquat
Peur que le diagnostic soit apparent (le TMG augmente l’anxiété sociale)
Lié aux déficits en cognition sociale
Créé l’isolement social = devient un handicap au rétablissement
Comment est traitée l’anxiété sociale ?
TCC (surtout de groupe = exposition et partage : faut que la personne soit apte à se rendre et à participer, sinon abandonne)
Thérapie de 3e vague + réalité virtuelle peut être une alternative si la personne ne peut pas faire une thérapie de groupe
Problème d’anxiété sociale : visage neutre est interprété comme jugeant
Jeux de reconnaissance des émotions en ligne = diminution de l’anxiété
Qu’est-ce que le TSPT ?
30% de comorbidité avec TMG
TSPT: souvent lié à l’hospitalisation elle-même, ou encore au scénario délirant.
Le trauma fait partie de l’étiologie des TMG, parfois symptômes de TSPT persistent pendant des années.
Les personnes avec un TSPT et un TMG souvent répondent moins bien au traitement (résistance à la médication : difficile de montrer que le danger est pas réel quand la personne a été réellement attaquée) – il faut traiter le TSPT pour traiter le TMG!
Les personnes avec TMG ont aussi plus de chance d’être victimes de violence
Quels sont les critères du DSM pour le TSPT ?
L’état de stress post-traumatique (SPT) est une réaction spécifique qui peut se développer suite à l’exposition à un ou des événement(s) traumatique(s) (peur pour sa vie ou celle d’un autre).
Le stress post-traumatique comporte quatre types de symptômes:
la reviviscence,
l’évitement,
les cognitions et l’humeur négatives,
l’hyperréactivité.
Le diagnostic d’état de stress post-traumatique peut être posé à partir d’ 1 mois après l’exposition à l’événement traumatique.
De 3 jours à 1 mois après l’événement, le diagnostic d’état de stress aigudoit plutôt être considéré.
Comment est traité le TSPT ?
TCC (avec exposition = imaginer et raconter la situation quand la personne est suffisamment calme et en sécurité ou retourner sur les lieux),
thérapie narrative (écrire chez elle et relire en thérapie),
EMDR (exposition)(distraction avec un stimulus en même temps que raconter le trauma = moins de montée d’émotion = diminue la peur),
thérapie de reconsolidation (avec propanolol = coupe l’émotion pour que la personne puisse raconter l’histoire. Similaire au EMDR mais avec médication),
thérapie avec psilocybine (champignons magiques, microdose = amène dans un état ou les choses paraissent moins grave = acceptation et calme)(dans les 24h après l’utilisation voir le psychologue pour parler de ce qu’il s’est passé)(pour trouble psychotique peut empirer ou alors aider)(traitement en émergence)
Qu’est ce que le TOC ?
tellement courant qu’on parle d’une schizophrénie-TOC (23%)
Celle qu’on retrouve le plus en TMG : pensée intrusive
On ne fait pas confiance à nos sens = l’imaginaire devient aussi important que le réel (similaire à psychose)
Quand est-ce que les TOC sont graves ?
Blessures dues aux rituels imposés
Intoxication par l’eau, mains en sang, …
‘danger pour soi ou pour autrui’
Refus de manger, insalubrité, enfants…
Avec psychose
courant dans la Sz: certains parlent d’un trouble schizo-obsessif (Sevincok et al., 2006)
Selon une étude, la prévalence de symptômes OC dans la Sz serait de 64%, et du TOC 30%
Comment sont traités les TOC ?
Antidépresseurs ISRS (inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine)
Thérapie cognitive-comportementale (reconnaitre ce qui est basé sur les sens vs imaginaire) (reprendre impression de contrôle et acceptation de ce qu’on ne peut pas contrôler)
Antipsychotiques: pour les cas très sévères qui ne répondent pas aux ISRS.