Qu’est-ce que la théorie psychanalytique de la psychose ?
Par opposition à la névrose, les symptômes de la psychose ne sont pas tant conséquence du refoulement que de son échec – on parle d’absence de mécanismes de défense sain.
Chez le psychotique domine un conflit entre les exigences pulsionnelles et la réalité, dans lequel le mécanisme de défense de projection occupe la place centrale (= paranoïa pcq les autres sont dangereux)
On parle d’une séparation imaginée entre le sujet et l’objet internalisée – les hallucinations par ex sont vécues comme extérieures à soi alors qu’elles sont des représentations d’une relation passée (souvent parentale). (la vie intérieure n’est pas intégré dans le soi)
Le ‘Moi’ se serait séparé de la réalité car une réalité intolérable était impossible à refouler (peut pas le garder en soi) (soutient les facteurs de trauma)
N.B. peu de psychanalystes s’intéressent vraiment à la psychose car elle est considérée ‘incapable de transfert’ (revivre une relation réelle de manière symbolique en thérapie) et l’analyste devient souvent parti intégrante du délire.
Comment Freud spécifiquement explique la psychose ?
Selon Freud, la schizophrénie de type paranoïaque serait issue de l’homosexualité mal refoulée (cas de Schreber : découvre son homosexualité et rentre dans psychose) – fait un lien avec le narcissisme et parle de fixation orale. Théorie basée sur certain contexte historique (mauvaise interprétation d’un contexte stressant)
Comment les symptomes de la psychose sont expliqués par la psychanalyse ?
Certains psychanalystes parlent de ‘nudité psychologique’ dans la psychose – les secrets de la personnes étant accessibles aux autres (via les hallucinations ou délires de pensées transmissibles) – entraînant des émotions de détresse très grandes. (aussi sentiment d’être perméable = on peut se dissoudre)
La catatonie est perçue comme une forme d’impuissance acquise face à l’expérience punitive de la projection (la personne peut pas tolérer ses délires = fige). De manière similaire, les symptômes négatifs et la désorganisation sont perçues comme une impuissance face à l’incapacité de comprendre ce que la personne vie elle-même.
Les hallucinations et les délires se nourrissent eux-mêmes (la relation avec les délires et les hallucinations aide à construire les délires et hallucinations).
Qu’est-ce que la théorie de l’intersubjectivité ?
Le mouvement intersubjectif est une rencontre de la psychanalyse et la thérapie humaniste. (importance de l’empathie dans la psychanalyse)
Cette théorie veut que les personnes co-construisent leur réalité en interaction avec les autres. Toutefois, dans le cas des psychoses, des expériences perceptuelles anormales font en sorte que la personne ne comprend plus les regards, les visages et émotions des autres et perd confiance en son environnement social et la co-construction du sens se détruit et laisse place à la construction d’une cohérence interne délirante. (la plus démontrée dans la recherche)
Selon Fuchs, les personnes souffrant de psychose sur-mentalisent, dans le sens que l’autre prend un rôle très important, s’intéressant trop à lui, mais d’une manière menaçante.
Comment Lacan voit la psychose ?
Selon Lacan, il y aurait ‘forclusion du nom-du-père’, issu d’une faille entre le signifié (le mot) et le signifiant (inconscient – symbolisation du mot) - donc absence de symbolisation du père, suggérant une absence d’internalisation du représentant paternel, laissant ainsi libre accès de l’enfant à la fusion avec la mère (continue à imaginer la possibilité de relation avec la mère)(socialement intolérable = explique la psychose). (les hommes en psychose ont plus tendance à détester leur père que leur mère)
Comment Klein voit la psychose ?
Selon Klein, le nourrisson passerait par une phase schizo-paranoïde, avant l’acceptation de la mère comme objet total. Les psychotiques régresseraient à cette phase d’où les idées de grandeur (pcq le bébé pense être au centre du monde).
Quelle est la faiblesse principale des théories analytiques ?
Peu de soutien empirique, surtout pour les phases ou l’homosexualité.
Quelles sont les force principale des théories analytiques ?
Mécanisme de défense démontré (projection).
Lien avec le trauma.
Qu’est-ce que la théorie comportementale de la psychose ?
Un enfant maltraité s’isole et devient socialement bizarre
À force d’être vu comme socialement bizarre, il adopte ce rôle (renforcé) et devient plus tard ‘schizophrène’ (un peu comme une prophétie qui s’exauce)
Paul et Lentz ont par ailleurs démontré qu’on peut modifier les comportements bizarres avec le renforcement positif. (1er qui montrent qu’on peut modifier les cpts même en asyle)
Quelle est la faiblesse principale de la théorie cpt ?
Théorie basé seulement sur le comportement ‘bizarre’ et non sur les autres symptômes (simpliste)
Quelle est la force principale de la théorie cpt ?
Démontré que des personnes non-psychotiques pouvaient adopter des comportements bizarres en contexte asilaire.
Que sont les théories cognitives de la psychose ?
Création de croyances :
Quel est un 1er biais présent en psychose ?
Biais: Sauter aux conclusions hâtives (Jumping to Conclusions Bias)
Étude de Huq, Garety & Hemsley (1988): les personnes avec délires, lorsque confrontées à une tâche de déterminer de quel bocal proviennent des billes, répondent trop rapidement (répond après une balle pigée)(prend pas le temps de verifier les preuves).
Cet effet est encore plus marqué avec du matériel significatif, lié à la perception négative de soi
Biais aussi chez ceux faisant partie de groupes extrémistes
Le doute serait intolérable
hasty data gathering is present in a group identified as at risk of developing psychosis
Qu’est-ce que le Modèle de l’explication de la psychose basé sur les traumas ?
Modèle anti-biologique
La psychose nait des iniquités sociales : + insécurité = + méfiance et + risque d’adversité = enjeux d’attachement et + advesité
+ il y a de niveau pire c’est (cumulatif)
Sympotmes comme tentative de s’adapter aux difficultés
Tout es trauma (prend pas en compte autre chose)
Aspect transdiagnostic
Est-ce que les attributions sont situationnelles ou personnelles en psychose ?
moins d’attributions
internes pour des
événements négatifs
et plus d’externes
personnelles (et non
situationnelles)
différenciaient les
psychoses paranoïdes
des dépressifs
et non-cliniques.
Qu’est-ce que le modèle cognitif-humaniste de délire paranoïde ?
Bentall et al (1994) suggèrent qu’une attribution externe minimise la discordance entre le Soi-actuel et le Soi-idéal (théorie humaniste)(besoin de se protéger) mais en conséquence elle crée une plus grande discordance entre Soi et Autrui.
Quelle est l’hypothèse de base des théories cognitives ?
L’hypothèse de base: Les délires paranoïdes sont dus à un style attributionnel erroné d’explication des événements.
les personnes paranoïdes
ont des attributions stable,
externes et globales pour les événements négatifs
(self-serving bias -extrême).
S’attribute bcp les choses positives à soi et bcp les choses negatives aux autres
Ce n’est pas seulement si l’attribution est interne ou externe qui compte, si elle est personnelle ou situationnelle aussi : interne VS externe personnelle VS externe situationnelle
Quelle est la faiblesse des théories humanistes ?
Qu’est-ce que le Modèle de délires paranoïdes de Freeman ?
Déclencheurs (ex. drogue, stress, manque de sommeil, etc) = évenement interne et externe (hypervigilance et exp anormale) (ex. hallucination)(perception)(peut être augmenté par trouble de l’ouie)
Les biais et certaines tendances et schémas et émotions (anxiété, dépression, croyances négatives sur soi et les autres, etc) poussent à croire certaines choses pour chercher une explication (qui va être paranoïde et donc tu vas pas en parler aux autres)(c’est l’explication qui est le délire)
= idée de persécution
Le contenu des idées délirantes vont être influencées par bcp de choses : contexte socioculturel
Monde psychotique plus complexe quand la personne est très intelligente
Quelle est la faiblesse des théories cognitives ?
Comment est l’Analyse de reconnaissance de la source dans les hallucinations ?
Dans hallucination, la personne doit rapporté que le stimulus est reel
La personne pense que tout le monde peut l’entendre
Stimulus absent mais rapporté
les personnes peuvent avoir une sensibilité perceptuelle (beaucoup de ‘Hits’ et de ‘rejets correct’, peu d’erreurs’) ou un biais de réponse positif (beaucoup de Hits mais moins de rejets corrects et aussi plus de fausses alarmes)
les personnes ayant des hallucinations
n’ont pas de problèmes à percevoir le stimulus mais
ont un biais – lié au jugement (ils ont une attente que le stimulus soit là)
Qu’est-ce que le modèle humaniste de la psychose ?
Selon Rogers, la maladie mentale serait liée à des difficultés d’actualisation personnelle, en lien avec de pauvres conditions de valeurs personnelles.
Les personnes psychotiques sont stigmatisées et donc perçues par la société comme ayant moins de valeur. Les personnes souffrant de schizophrénie internalisent cette stigmatisation et cela engendre un dénigrement du soi…
Le but de l’intervention devient d’augmenter l’estime de soi afin de pouvoir ensuite réconcilier un soi actuel au soi idéal… beaucoup lié à l’acceptation de soi.
Modèle sur contexte de vie
Qu’est-ce que le Nouveau modèle de Freeman ?
Plus d’emphase sur les troubles du sommeil et les cpts de sécurité
Inquiétude amenée par déclencheur
Croyance négative : se sent menacée
Trouble du sommeil
Exp anormale (vient souvent après le trouble du sommeil)
Biais cognitif (ex. confirmation)(plus activé)
Comportements de sécurité (pour répondre à la menace perçue)
Le délire se construit par la recherche de sens
Quelles sont les forces des théories cognitives ?
Le plus de soutien théorique à ce jour (plusieurs méta-analyses).
Lien avec les résultats des traitements (ex., TCC, MCT)