myélome multiple des os def
= maladie de Kahler
hémopathie maligne caractérisée par le développement d’un clone de plasmocytes tumoraux envahissant la moelle hématopoïétique
épidémio
1 % de l’ensemble des cancers et 10 % des hémopathies malignes
3000 nouveaux cas / an en France
terrain
état « prémyélomateux »
dysglobulinémie (ou gammapathie) monoclonale d’origine indéterminée (ou d’apparence bénigne) ou MGUS (Monoclonal Gammopathy of Undetermined Significance) précédant le MM
Clinique
VS
souvent très augmentée (> 100 mm)
Parfois, la VS est peu augmentée, voire normale: c’est le cas dans les MM à chaînes légères, non-excrétants, ou lorsque la protéine monoclonale précipite à basse température (cryoglobuline)
Hémogramme
mécanismes à l’origine de l’anémie
Si leucopénie et thrombopénie au diagnostic
mauvais pronostic: masse tumorale importante
analyse protéique
protidémie totale
souvent élevée, du fait de l’existence d’une immunoglobuline monoclonale
EPS le + fréquent
(80 % des cas)
pic étroit correspondant à une protéine monoclonale de type IgG ou IgA migrant dans la zone des gammaglobulines, des bêta-globulines, plus rarement des alpha-2-globulines
Absence de pic étroit à l’EPS
dosage pondéral des immunoglobulines
augmentation de l’immunoglobuline monoclonale et souvent effondrement des autres classes d’immunoglobulines (par exemple, l’effondrement des IgA et des IgM dans un MM d’isotype IgG)
immunofixation ou immunoélectrophorèse des protéines sériques résultats
typage de la protéine monoclonale, pour sa chaîne lourde et sa chaîne légère Chaînes lourdes - isotype IgG (55%) - isotype IgA (25%) - type urinaire pur (à chaînes légères) (15%) - variants rares (5%) Chaînes légères kappa (κ) 2 x > lambda (λ)
immunoélectrophorèse des protéines urinaires
Dans 90% des cas, protéinurie à chaînes légères dénommée protéinurie de Bence Jones et l’immunofixation en précise le type, kappa (κ) ou lambda (λ)
dosage des chaînes légères libres du sérum
- utile dans la prise en charge des MM non ou peu excrétant et des MM à chaînes légères
Myélogramme
infiltration plasmocytaire qui représente plus de 10 % des éléments nucléés
+/- anomalies morphologiques des plasmocytes peuvent être observées mais ne sont pas indispensables au diagnostic
+ analyse cytogénétique
Indications biopsie ostéo-médullaire
si myélogramme non contributif
Autres éléments biologiques du bilan initial
Principaux facteurs de mauvais pronostic liés au malade et au traitement
Age élevé
Chimiorésistance
Principaux facteurs de mauvais pronostic liés à la masse tumorale
Principaux facteurs de mauvais pronostic liés à la malignité intrinsèque
- Anomalies chromosomiques (t(4;14), del(17p), -13/13q-, hypodiploïdie) - Albumine sérique basse - CRP élevée - LDH élevée - Cytologie plasmoblastique
Bilan radiologique
clichés du crâne, rachis complet, bassin, thorax et grils costaux, humérus et fémurs