Jeu de rôle avec le parent d’un patient que nous suivons pour une schizophrénie et qui a consenti à ce que nous rencontrions son parent seul.
Le patient est dans la mi-30aine, a été hospitalisé plusieurs fois pour ce qu’on conçoit être une schizophrénie. A fait un 1er épisode de psychose dans la 20aine alors qu’il étudiait au doctorat en physique quantique. Il est retourné vivre chez ses parents. Il a récemment été hospitalisé suite à une désorganisation de son comportement après avoir arrêté son traitement à cause d’effet secondaires. Par le passé, il a reçu de la risperidone mais l’a rapidement cessé à cause d’effets secondaires sexuels, puis de l’olanzapine pendant 2 ans, cessée car prise de poids, ensuite de la quétiapine cessée car somnolence et il est actuellement sous aripiprazole depuis 2 mois à dose optimale. Depuis son congé, il continue de parler d’étoiles et de liens cosmiques, entend parfois des voix mais est calme. Il consomme à l’occasion du cannabis.
Le père demande comment on peut expliquer que son fils ait encore des symptômes
Schizophrénie = maladie chronique… Sévère.
· 80% : rechute à 5 ans.
Après un épisode :
- 5% demeure sx
- 15% n’auront qu’un seul épisode
- 30% plusieurs épisodes avec sx résiduels
- 35% plusieurs épisodes avec périodes sans symptômes.
Est-ce qu’il y a une chance que ça fonctionne avec ce nouveau médicament ? Est-ce qu’il y a encore des options ?
Je commence à m’inquiéter de ce qu’il va devenir quand je ne serai plus là pour m’occuper de lui. Quelles seront les options à ce moment ?