On rencontre un résident junior en consultation-liaison qui a évalué un patient qui était hospitalisé du côté physique suite à un accident d’auto (triage positif aux opiacés). Il est stable au plan physique. Longue histoire longitudinale de traumas, négligence, père alcoolique et criminel et violent, placement en centre jeunesse. Depuis l’âge de 15 ans, plusieurs délits /comportements antisociaux. Toxicomane. Pas d’antécédent psy. Pas d’antécédent médical sauf un autre accident d’auto (triage positif pour opiacés à l’époque) et des douleurs lombaires chroniques.
On est demandés parce que le médecin physique veut lui donner congé, mais veulent qu’on donne notre OK en psy parce qu’il a fait des menaces de suicide s’il n’obtenait pas des doses plus élevées d’opiacés. Monsieur jovial, aucun sx psychotique, dépressif, anxieux, nie idées suicidaires sauf quand il se fait dire qu’il n’aura pas plus d’opiacés. Alors il se met en colère, est menaçant.
On lui donne-tu le congé ?
Comment évaluer la dangerosité? Et par rapport à ce patient-là?
3 types de dangerosité (SAD persons, hetero, négligence)
Évaluation du risque suicidaire
Procéder à une évaluation complète de la situation en recherchant spécifiquement des facteurs de risques suicidaires lors de la révision du dossier antérieur (faire parvenir les dossiers PRN), de l’anamnèse, de l’examen mental et en obtenant de l’information collatérale auprès d’un tiers. L’estimation du risque est faite en analysant les facteurs de risque en regard des facteurs protecteurs qui ont un effet modulateur.
Les facteurs de risque prédisposant, prédicteurs, précipitants et protecteurs bio-psycho-social sont;
**Facteur de risque suicidaire #1 = tentative de suicide antérieure
**Intervention démontrée efficace pour réduire le risque suicidaire = limiter l’accès au moyen
Dangerosité hétéroagressive
Dangerosité négligence de sa personne
Procéder à une évaluation complète de la situation en recherchant spécifiquement des facteurs de risques de négligence de sa personne lors de la révision du dossier antérieur (faire parvenir les dossiers PRN), de l’anamnèse, de l’examen mental et en obtenant de l’information collatérale auprès d’un tiers.
1. Assurer ses besoins de bases/subsistances
a. Nourriture
b. Hydratation
c. Soins de santé, dentaire
d. Logement
2. Sécurité financière :
a. dilapider ses avoir/biens (ex. manie, DFT)
3. Comportements à risque
a. Situations à risque d’exploitation/abus/maltraitance
Chez les gens avec personnalité antisociale, comment ils interagissent avec les gens en général?
Mode général de mépris et de transgression des droits d’autrui.
Conseils à donner au personnel ou à l’équipe pour gérer l’attitude du patient dans son cas?
Qu’est-ce qui met à risque de développer un TP antisocial?
Héritabilité élevée: 5 x plus chez proche 1er degré
HX fam TPAS (père): augmente risque TPAS chez l’enfant + abus de substances
Tempérament difficile chez le bébé + recherche de sensation/prise de risque
Étiologie neurobiologique
Étiologie psychologique: Modèle transactionnel, attachement insécure/désorganisé, introjection de figure parentale instable
Niveau socio-économique faible
Exposition à la violence
TUS dans la famille
Déménagements fréquents
Grande famille
Vie urbaine
Père absent, mère déprimée
Qu’est-ce qu’on peut faire pour le suivi? (Gestion: fait référence aux étapes que vous suivriez dans l’évaluation clinique, les investigations et/ou le tx pour ce scénario clinique spécifique)
Les pts TLUS et TP sont à risque accru de cpt autodestructeurs, comme les TS, le partage de seringues et de surdoses de drogues
TP et TLUS= + associés à la polytoxicomanie et évolution chronique
**Les pts avec TP et TLUS montrent un degré de réponse au traitement quantitativement comparable à ceux qui ne souffrent pas de TLUS. (pessimiste envers cette clientèle n’est pas justifié)
1. Traitement intégré et en réseau qui assure une cohésion dans les actions des divers intervenants
2. Dépister activement la comorbidité d’un trouble en présence de l’autre
3. Miser sur l’alliance thérapeutique (centré sur le patient) pour le suivi
4. Cadre thérapeutique avec un contrat + objectifs qui précisent les rôles des intervenants
5. La crise à l’urgence est le bon moment pour engager le patient avec une approche motivationnel (Prioriser la sécurité pour la vie en vue d’atténuer les cpts auto-hétéroagressifs)
6. Approche de réduction des méfaits (Favorise le rétablissement de l’estime de soi)
a. Lui recommander de consommer avec des gens et éviter les mixtes de substances
b. Bilans sanguins pour éliminer infections (hépatite B, C, VIH) ou ITSS + éliminer infections transmissibles par le sang, incluant un bilan de base dont une FSC, ions, créat., TSH, Ca/Mg, B12 et bilan hépatique
c. Lui dire ou trouver du matériel propre pour consommer (Seringue) + promouvoir utilisation du condom
d. Prescription d’une trousse de Naloxone
7. Compléter investigation médicale pour éliminer affection médicale expliquant douleur au dos + proposer tx indiqué (suivi avec son médecin de famille)
8. Proposer un traitement de substitution (buprénorphine ou méthadone)
9. Approches psychothérapeutiques :
a. Approche motivationnel
b. Thérapie des schémas à focus double (sx psy , les croyances problématique et postulats erronés) (24 semaines)
c. TCC prévention de la rechute
d. Adapté la DBT au TLUS (12 mois)
e. AA/NA
10. Suivi psychosocial (TLUS+ TP= souvent associé à un dysfonctionnement social):
a. Consultation en TS pour si instabilité logement
b. Arrimer le suivi psychosocial en externe avec organisme pour la dépendance
c. Remettre les coordonnées des organismes pour dépendance et psychosocial de la région (hébergement pour itinérant, lieux pour se procurer nourriture) et de prévention du suicide