OPIOIDES
Un homme de 44 ans vous consulte en raison d’un épisode aigu de douleur lombaire après s’être penché pour ramasser un paquet au travail. Il explique qu’il a déjà eu deux épisodes de douleur semblable et que la meilleure stratégie consistait à « prendre quelques Percocet et se reposer pendant deux semaines » avant de reprendre la routine. À l’examen, il présente une douleur intense lors de tous les mouvements lombaires, mais vous ne constatez aucun symptôme ni signe alarmant de radiculopathie. Vous posez un diagnostic de légère entorse lombaire et lui proposez d’essayer l’acétaminophène ou l’ibuprofène. Il répond que l’acétaminophène « n’a pas d’effet » sur sa douleur et qu’il ne tolère pas l’ibuprofène (lui cause des problèmes d’estomac). Il demande plutôt une ordonnance pour « quelque chose de plus fort ».
OPIOIDES
Vous acceptez quand même sa demande et lui remettez une ordonnance d’hydromorphone à 2 mg 4 f.p.j. contre la douleur (40 comprimés). Il revient 10 jours plus tard vous disant « qu’il a très mal et qu’il peut à peine bouger en raison de la douleur ».
OPIOIDES
Il insiste en vous disant qu’il n’a besoin que d’une autre semaine et qu’après, tout ira bien. Vous prescrivez une autre semaine d’hydromorphone et l’encouragez à rester actif et à faire la transition de l’hydromorphone à l’acétaminophène ou à un AINS. Il revient une semaine plus tard pour un suivi. Vous lui demandez si sa fonction s’est améliorée après la prise d’opioïdes. Il répond que bien que sa douleur se soit un peu estompée, elle est toujours trop intense pour reprendre le travail. Il s’inquiète de sa capacité à reprendre ses fonctions qui exigent de soulever des objets. Vous vous rappelez qu’il présente des antécédents d’anxiété et de dépression.
OPIOIDES
Même s’il est encore tôt, vous vous inquiétez de plus en plus du risque de traitement opioïde prolongé que présente ce patient. Pour dévier le cap, vous lui expliquez qu’en général, les opioïdes traitent la douleur aiguë (jusqu’à six semaines) et que leur usage est limité à court terme (p. ex. < 14 semaines). Aussi, on s’attend durant cette période à la reprise des activités d’avant la blessure, comme le retour au travail.
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S’il fallait prescrire les opioïdes pendant plus de six semaines, à l’exception des blessures catastrophiques, le fournisseur doit adopter les pratiques exemplaires suivantes : (Nommez-en quatre.)
Thérapie non pharmacologique pour le contrôle de la douleur