Modalités dépistage palu
espèce la plus fréquemment retrouvée dans les cas de paludisme d’importation en France
P. falciparum
Epidémio
principales spécificités pédiatriques du paludisme d’importation
Signes d’appel accès palustre
Tests de diagnostic rapide
- indispensables en urgence en attendant la confirmation du diagnostic microscopique par un laboratoire expérimenté
examens biologiques appréciant le retentissement
Examen à effectuer avant TTT
ECG: recherche d’un QT long ou de troubles du rythme
Critères de gravité clinique
NEURO - coma: Glasgow < 11 - troubles de conscience: 9 < Glasgow < 15 - convulsions répétées: > 1/24h - prostration Syndrome de détresse respiratoire : – battement continu des ailes du nez – dépression inspiratoire de la base du thorax – dyspnée de Küssmaul Ictère Défaillance cardiocirculatoire: – PAS < 60 mmHg avant 5 ans – PAS < 80 mmHg après 5 ans – insuffisance circulatoire périphérique Saignement anormal/ Hémoglobinurie macroscopique
Critères de gravité paraclinique
Signes d’oedème pulmonaire radiologique
– syndrome interstitiel périhilaire – images alvéolaires (bronchogramme aérien) – images en ailes de papillon – lignes de Kerley B – ± épanchement pleural
Orientation accès palustre simple
Hospitalisation systématique +/- en unité d’hospitalisation de courte durée
Orientation accès palustre grave
réanimation
Orientation accès palustre simple avec intolérance digestive
hospitalisés en unité de surveillance continue ou en réanimation pédiatrique
TTT accès grave
Artésunate IV (ATU) et traitement symptomatique
-> 2,4 mg/kg à H0, H12, H24, puis 2,4 mg/kg 1 fois par jour au minimum jusqu’à J3 et au maximum jusqu’à J7
Relais per os à partir de J3 dès que la prise orale est possible par un traitement complet de 3 jours d’artéméther-luméfantrine (Riamet®)
Pas de relais par méfloquine après un coma
TTT accès simple avec intolérance digestive
Quinine IV
8 mg/kg/8 h de quinine base (pas de dose de charge chez l’enfant)
Relais par antipaludéen oraux dès que possible
médicaments oraux de première ligne chez l’enfant
halofantrine (Halfan®)
Contrairement à l’adulte où elle n’est plus utilisée du fait des risques de cardiotoxicité (troubles de la conduction liés à une augmentation du QT), l’halofantrine (Halfan®) peut être administrée en seconde ligne par des équipes spécialisées. Il s’agit du seul antipaludique ayant une présentation en suspension adaptée à l’enfant.
Surveillance TTT accès grave
Indications quinine IV
Surveillance TTT par quinine
Surveillance ECG continue et contrôles réguliers de la glycémie
Contrôle de la quininémie à partir de H24
Suivi: surveillance de l’absence d’échec thérapeutique
Surveillance clinique et biologiqueavec frottis sanguin et goutte épaisse
- à J3: la parasitémie doit être < 25 % de la valeur initiale)
+/- à J7 (en cas de parasitémie encore faiblement positive à J3; elle doit être négative à ce stade)
- à J28 à la recherche d’une rechute par résistance
Prophylaxie antivectorielle personnelle
- vêtements amples et couvrants imprégnés de pyréthrinoïdes à partir du coucher du soleil
utilisation d’insectifuges < 6 mois
aucun répulsif cutané ne peut être prescrit (toxicité potentielle encéphalique en raison de l’immaturité de la barrière hémato-encéphalique)